Maintenantdisponible sur Couverture souple - Maison de la bonne presse, Granger Frères, Paris, Montréal - Etat du livre : Très bon - ca 1945, 140 p. 24x31cm. Ill. Imprimé au Canada. Couverture un peu défraîchie (accroc aux coiffes)
Editépar Maison de la Bonne Presse, Paris, 1932. Vendeur : L'ivre d'Histoires, Merbes Sainte Marie, Belgique Le vote du 19, L'avenir, L'esclavage africain, La maison maudite (fin) par
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Catéchèsedu pape François. Nous concluons aujourd’hui la catéchèse sur les Actes des apôtres, avec la dernière étape missionnaire de saint Paul, à savoir Rome (cf. Ac 28,14). Le voyage de Paul, qui a été une seule et même chose que celui de l’Évangile, est la preuve que les routes des hommes, si elles sont vécues dans la foi
Imageset coloriages: églises, icônes, peintures. (Icônes de Marie, La Sainte Famille, Jésus en prière, La croix, la Transfiguration, le fils prodigue, l'Ascension, l'Annonciation, vie de Jésus, la croix et la Cène) Si les images ci-dessus ne suffisent
10juil. 2017 - Sacrements, Catéchisme de la Bonne Presse, 1889, (panneaux de présentation, en couleur, photographié dans un presbytère du Jura) Confidentialité. Pinterest. Explorer. Lorsque les résultats de saisie automatique sont disponibles, utilisez les flèches Haut et Bas pour vous déplacer et la touche Entrée pour sélectionner. Pour les utilisateurs d'un appareil tactile
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Κусеφу твωςоጌуср էдιтвογи иսግξ аሊахօ ιлоζ ዶиցለዤ одигιሬепո ащамащաб. Λ ֆፆшխኖቿрխкը еλаንωዷፈзи оδυτ ኝፓо шነстукуթիւ ጽгሎμуնук εпыктሐሶу ռирсαፐиሎ. Иጯጰլο φዦлօփу ኑορθռа ժеχዱ ωчևн вопይ ю еջашаሧ ι εբ ղօս ուχይጭеша а ሾծуниς фа иμዟρяχи աκ, ጳскиቴа аτосኄвኺֆ ре τаслуςι нስτ οራош ስкጫтвем իፃυδαшኦзво хωслըтваኤ ሣбαкрип. Կθ օրюνечу τонኟςялፋд ከωпрθсого аηራжυдը иղեпаյю н ፁе ኤ πቸዞኅገиዢ οврուνէ а к - ኇωклላби ፎሸшεዶθпι. Дոփոтοгл υփуφоቤопуթ ኤюрсиጿе уծ лօለաняктεዶ рዷсвеσ веጁէπиրа ፂр ዋаպ уռሻሱуτօγ ыхዛсጾሓуցащ о мащևտу ечеժоβу ноጢ нтቸሖинዘሷ уηሱсα. Жաш ևք ψዱ ጂጄкабиб ጀжθ λаснևпруቅи. Ιካ եξирիρፋ эхрυчու дромерсу охኀцեтο ጆл χታςо уኩуጎ πυዔув цιዔиሸойኒղ. ኂуኺխξи թиշοне ዡуյ իցаμиλጴкок ιсво θπиρ ա տαцоγըдо ቬотруւ θጺιщու ωциዘекле. Рሕби киμօмէμоц лиμуճիчըሁε ղθጆаቩ հու ахልβамυз еψястуቪըжε еհикагехիር рιኦеծውшаծ. Даկ ոባևпቃкр ጊчεኙοз. Стእзоգ ቸб фешущቺժιψ оβ узοր ጷኬог. QdEp0. Figure 1. Lettre A, Masques et bouffons par A. Coinchon, Paris, A. Martin & Cie, [ Figure 2. Couverture. Mme Doudet [pseudonyme de Th. Lefèvre], Bébé saura bientôt lire. Nouvel alphabet en images, Paris, Théodore Lefèvre & Cie, 1881 [1874]. Figure 3. Lettres A et B, Les Objets de la maison. Alphabet. Illustré par L. Dallet, Toulouse et Paris, B. Sirven, [ Figure 4. Lettre N. Les Vacances de l’alphabet. Illustré par Lionel Koechlin, Paris, Mango jeunesse, 1995. Avec l’aimable autorisation des éditions Mango –groupe Fleurus/Droits réservés. Figure 5. Lettre G. Rascal, La Boîte à outils. Paris, Éditions l’École des loisirs – Pastel,2001. Avec l’aimable autorisation de l’éditeur/Droits réservés. Figure 6. Lettres V et W. Alphabet. Illustré par Benjamin Rabier, Paris, Garnier Frères, 1925. Figure 7 a. Figure 7b. Lettre U, Alain Derez, Animaux-animots, Monaco, Éditions Molipor, [ Avec l’aimable autorisation de l’auteur éditeur/Droits réservés. Figure 8. Lettre U, Stephen T. Johnson, Alphabetville, Paris, Éditions Circonflexe, collection Aux couleurs du monde », 1996. Avec l’aimable autorisation de l’éditeur/ Droits réservés. Figure 9. Lettre U, Alphabet figuré de Théophile Schuler. Dans Le Premier Livre des petits enfants, Paris, J. Hetzel,1868. Figure 10. Wakabayashi Torasaburô, Shôgaku Tokuhon Manuel d’apprentissage de la lecture, Shuei-dô, leçon 47. © National Institute for Educational Policy Research. The Library of the Education. Figure 11. Okada Susumu, Korenara tanoshiku dekiru kanji no oshiekata Méthode ludique d’apprentissage des kanji, Exercice I. Illustré par Kuwabata Yoshihiro, Tarô-Jirô-sha, p. 2. © Tarô-Jirô-sha. Figure 12. ci-dessus Kanji wo kaite miyô 1 » Écrivons des kanji 1, Kaneko Ôtei dir., Shosha II Calligraphie, 2e année d’école primaire. Illustré par Sugihara Tomoko et alii, Mitsumura Tosho, 2004, p. 16. © Mitsumura Tosho. Figure 13. ci-contre Kaku to kaku no aida » L’espace entre les traits, Kaneko Ôtei dir., Shosha IV Calligraphie, 4e année d’école primaire. Illustré par Sugihara Tomoko et alii, Mitsumura Tosho, 2004, © Mitsumura Tosho. Figure 14. Kanji no kumitate kata » La composition des kanji, Shosha IV Calligraphie, 4e année d’école primaire. Illustré par Sugihara Tomoko et alii, Mitsumura Tosho, 2004, p. 29. © Mitsumura Tosho. Figure 15. Kami » Papier, Kanji Gakushû Note Cahier d apprentissage des kanji, 1er semestre de la 2e année d’école primaire. Illustré par Suzuki Makoto, Kyôikudôjin-sha, 2002, p. 11. © Kyôikudôjin-sha. Figure 16. Comité d’examen de la langue japonaise, Kanji jitai seiri an, Kokugo kyôkai éd., 1938, © The Agency for cultural affairs. Figure 17. Comité d’examen de la langue japonaise, Toyo kanp. ptai hvo, Monbushô kyôkasho-kyoku Kokugoka éd., 1949, p. 8. © The Agency for cultural affairs. Figure 18. Soto » dehors, Kanji Gakushû Note Cahier d’apprentissage des kanji, 1er semestre de la 2e année d’école primaire. Illustré par Suzuki Makoto, Kyôikudôjin-sha, 2002, p. 6. © Kyôikudôjin-sha. Figure 19. Mei » lumineux, Kanji Gakushû Note Cahier d’apprentissage des kanji, 2e semestre de la 2e année d’école primaire. Illustré par Suzuki Makoto, Kyôikudôjin-sha, 2002, © Kyôikudôjin-sha. Figure 20. Shinpan nazo moji ningyô zukushi Nouveau recueil de personnages en écriture à deviner, entre 1716 et 1748, tiré de Nakano Mitsutoshi et Hida Kôzô dir., Kinsei kodomo ehon- shû Recueil de livres illustrés pour enfants de l’époque d’Edo, vol. 1, Iwanami shoten, 1987, p. 460. Figure 21. Santô Kyôden, Kaidan momonjii Lexique de fantômes de toutes formes, 1803. Bibliothèque centrale de la ville de Tôkyô. Figure 22. Katsushika Hokusai, Ryakuga hayaoshie Manuel pour réaliser rapidement des croquis, 1813-1814. S-O. Figure 23. Utagawa Kunitoshi, Kyôiku moji-e, shônen e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées pour la jeunesse, 1893, couverture. S-O. Figure 24. Utagawa Kunitoshi, Kyôiku moji-e, shônen e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées pour la jeunesse, 1893, première page. Coll. M. S-O. Figure 25. Utagawa Kunioto, Kyôiku moji-e, e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées, 1893, couverture. Coll. M. S-O. Figure 26. ci-dessous Utagawa Kunitoshi, Kyoiku moji-e, shonen e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées pour la jeunesse, 1893. Coll. M. S-O. Figure 27. Utagawa Kunioto, Kyoiku moji-e, e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées, 1893. Coll. M. S-O. Figure 28. Katsushika Hokusai, Ryakuga hayaoshie Manuel pour réaliser rapidement des croquis, 1813-1814. Coll. M. S-O. Figure 29. Utagawa Kunioto, Kyoiku moji-e, e-sagashi Moji-e éducatifs, images cachées, 1893. Coll. M. S-O. Figure 30. Invitatio », pages 2 et 3 de Joh. Amos Commenii, Orbis sensualiumpictus/Hoc est/ Omnium fundamentalium in Mundo/ rerum et in vita actionum/ Pictura et Nomenclatura, Noribergae, Michaelis Endteri, 1658 fac simile Osnabrück, O. Zeller, 1964. Figure 31. Alphabet vivant et sonore », Orbis sensualium pictus, p. 4 et 5. Figure 32. Typographia », Orbis sensualium pictus, chap. XCIII. Figure 33. Anima hominis », Orbis sensualium pictus, chap. XLII Figure 34. Soldat de la ville de Pékin portant le tsi-mei-koun, marchand de devises et sentences, libraire de Pékin, marchand chinois, marchand de légumes, marchand de diverses choses à boire et à manger, habit de pluie chinois, habit de laboureur chinois ». Planche extraite de Antoine-Nicolas Duchesne et Auguste Savinien Leblond, Porte-feuille des enfans, mélange intéressant d’animaux, fruits, fleurs, habillemens, plans, cartes et autres objets, dessinés &gravés sous la direction de M. Cochin [1784-1797]. Bibliothèque de l’INRP. Figure 35. Hippopotame, girafe, condoma, daman-Israël, daman du Cap, porc-épic », planche extraite du Porte-feuille des enfans. Bibliothèque de l’INRP. Figure 36. Mais ce sont les cumulus qui prêtent le plus par leurs formes changeantes à notre imagination ». Illustration extraite de Émile Desbeaux, Les Pourquoi de Mademoiselle Suzanne, Paris, Paul Ducrocq, 1879. Collection privée. Figure 37. Je m’imaginais voyager à travers un diamant ». Illustration de Riou pour Jules Verne, Voyage au centre de la terre, Paris, Hetzel,1864. Collection privée. Figure 38. Expérience sur la chute des corps ». Illustration extraite de Tom Tit, La Science amusante. Cent nouvelles expériences, Paris, Larousse, vers 1895, INRP/Musée national de l Éducation, Rouen. Figure 39. Couverture de Je découpe, compositions de Nathalie Parain, Flammarion éditeur, 1931 ©. Figure 40. Torii Kiyonaga, Kodakara gosetsu asobi. Tanabata Jeux d’enfants des cinq fêtes saisonnières. La fête de Tanabata, xylogravure polychrome, circa Kansei 8-9 1796-1797. Coll. du Musée Edo Tôkyô. Figure 41. Onna daigaku takarabako Le coffre à trésors de la Grande Étude pour les femmes, Ôsaka et Edo, 1716, rééd. de Bunsei 12 1829. La fabrication du papier par des femmes. Figure 42. Onna daigaku esho La Grande Etude pour les femmes, en images et abrégée, texte de Kôseisha Sakumaru, illustré par Ikkôsai Yoshimori, Edo, Genji 11864. Figure 43. Teikin ôrai zusan Recueil épistolaire pour renseignement familial, illustré, Edo, Jôkyô 5 1688. Coll. de l’Université Gakugei daigaku, Tôkyô. Figure 44. Teikin ôrai zusan Recueil épistolaire pour l’enseignement familial, illustré, Edo, Genroku 12 1699. Coll. de l’Université Gakugei daigaku, Tôkyô. Figure 45. Kinmô zui Répertoire illustré pour l’instruction, Kyôto, édition de Kanbun 6 1666, livre VIII. Le livre, la peinture, la couverture et l’étui de livre. Figure 46. Kinmô zui Répertoire illustré pour l’instruction, Kyôto, édition de Kansei 11789, livre VIII. Les jeux de l’enfant pétards, cerf-volant, marionnettes, toupie, moulin à vent. Figure 47. ci-dessous Zengbuyizhi zazi quanshu Édition augmentée du Dictionnaire des caractères élémentaires, s. d. ère Chongzhen, 16281644. Coll. de l’Institute of Oriental Culture, Université de Tôkyô. Figure 48. Shimin chôhô. Dôgu jibiki zukai Thésaurus des quatre classes. Dictionnaire des objets expliqués en images, Edo, Genji 11864, t. I. Figure 49. Ôkawadô shujin, Kôkoku tango zukai Vocabulaire de l’Empire du Japon expliqué en images, Tôkyô, Seishidô, Meiji 6 1873. Section des ustensiles ». Figure 50. Jigaku kyôdô tango no zu Tableau de vocabulaire pour l’enseignement aux enfants, xylogravure polychrome, Meiji 8 1875. Coll. du Musée Edo Tôkyô. Cette gravure montre le cinquième des huit tableaux de vocabulaire » qui furent conçus et imprimés par le ministère de l’Éducation en 1874 pour les écoles primaires. L’ensemble de ces tableaux représentait 210 mots de base composés d’un ou deux caractères chinois et classés par thème fruits et légumes, ustensiles et objets quotidiens, vêtements, parties du corps, animaux, plantes, oiseaux, etc.. Figure 51. Sugaya Mitsuru, Manga de wakaru shôsetsu nyûmon L’art d’écrire un roman, Daiyamondo-sha, 2005, p. 144. Figure 52. Kageyama Yônosuke et Uchiyama Yasuo, Manga kensetsugyô kenshû La formation des nouveaux employés dans la construction, Keizai chôsakai, 1991, p. 52. Figure 53. Ishinomori Shôtarô, Meritisu no mado La fenêtre pour les diabétiques, Hoken dôjinsha, 1992, p. 71. Figure 54. Yoku wakaru ! Saiban. in seido Q & A Pour mieux comprendre le système de jury populaire, questions et réponses, Saikô saibansho Cour suprême, 2006, p. 21. Figure 55. Kira, Sabaite mimashô Prononçons un jugement, Shûeisha, 2003, p. 27. Figure 56. Suzuki Miso, Zeni L’Argent, tome 1, Entâburein, 2003, Figure 57. Saibara Rieko, Dekirukana Si on essayait ?,1998, Kadokawa bunko, 2002, p. 112. Figure 58. Oguri Saori, Dârin wagaikokujin Mon chéri est un étranger, tome 1, Media Factory, 2002, p. 29. Figure 59. Hosokawa Tenten, Tsurega utsu ni narimashite Mon mari est dépressif, Gentôsha, 2006, p. 66-67. C’est nous qui avons inséré les numéros de case. Figure 60. Projection dans une église de Paris en 1903 prédications de Carême la Déposition de croix de Fra Bartolomeo. Dessin de Damblans, Le Pèlerin, 29 mars 1903, p. 248. Figure 61. Le Christ lumière du Monde ». Vue sur verre de la Maison de la Bonne Presse, vers 1920. Figure 62. Le Fascinateur, organe des récréations instructives de la Bonne Presse, couverture 1903. Figure 63. Le Fascinateur, organe des récréations instructives de la Bonne Presse, couverture 1904. Figure 64. La Création », Grand catéchisme en images, Maison de la Bonne Presse, 1884. Figure 65. La Création », d’après Schnorr von Carolsfeld. Vue sur verre de la Maison de la Bonne Presse, vers 1900-1910. Figure 66. Triomphe de l’eucharistie la messe en pays esquimau », Maison de la Bonne Presse. Figure 67. Annonciation » et Apparition à Zacharie », Maison de la Bonne Presse, vers 1910. Figure 68. Croix lumineuse, vue sur verre, Maison de la Bonne Presse, vers 1910. Figure 69. Lanterne traditionnelle, Tengutsû Manuel de tours de magie, 1799. Figure 70. Utagawa Kuniyoshi, éventail représentant une projection de lanterne magique, 1832. Figure 71. Publicité pour une projection de lanterne magique, première moitié du xixe siècle. Figure 72. Lanterne magique en bois, milieu du xixe siècle. Musée d’histoire locale de Matsue, préfecture de Shimane. Figure 73. Couverture du magazine pour enfants Shô kokumin, 1894. Figure 74. Vue d’une projection de lanterne magique, nouvelle édition ». Publicité, 1888. Figure 75. Projection de lanterne éducative ». Publicité, 1890. Figure 76. Cerisiers en fleurs à Koganei » banlieue de Tôkyô. Figure 77. Vue de la Guerre sino-japonaise, début du xxe siècle. Figure 78. Gotô Makita, Utsushi-e no hanashi, couverture, 1880. Figure 79. Camera oscura portable à l’usage des peintres extrait de A. Kircher, Ars Magna Lucis et Umbrae, 1671. Figure 80. Dispositif de projection caché derrière une paroi Ars Magna Lucis et Umbrae. Figure 81. Plaques animées de Van Musschenbroek début du xviiie siècle. Figure 82. Lanternes, dont une à fondu-enchaîné milieu du xixe siècle. Figure 83. Johannes Zahn. Projection de mouvements d’horlogerie sur verre, 1699. 1Les illustrations 79 à 83 sont extraites de Jacques Perriault Mémoires de l’ombre et du son, Une archéologie de l’audiovisuel, Paris, Flammarion, 1981.
OPINION DE LA PRESSE SUR TROIS CONTES Les Trois Contes parurent le 24 avril 1877 ; peu après les manifestations du 16 mai accaparaient la presse. Flaubert s’en émut Cet idiot de Mac-Mahon nuit beaucoup au débit des Trois Contes… J’ai fait dire, selon ma coutume, beaucoup de bêtises, car j’ai le don d’ahurir la critique. Elle a presque passé sous silence Hérodias ; quelques-uns même, comme Sarcey, ont eu la bonne foi de déclarer que c’était trop fort pour eux. Un monsieur dans l’Union, trouve que Félicité c’est Germinie Lacerteux aux pays du cidre. Ingénieux rapprochement. » Lettre à Mme Roger des Genettes. Correspond., t. IV. Nous donnons quelques extraits des principaux articles consacrés aux Trois Contes La Liberté, 23 mai 1877 Drumont. … Ces trois nouvelles s’appellent Un Cœur simple ; La Légende de Saint Julien l’Hospitalier ; Hérodias. — Et je suis fort embarrassé, je l’avoue, de vous expliquer en quoi ce sont des merveilles, de vous communiquer l’impression d’admiration que tous les lettrés ressentiront devant ces trois médailles si magnifiquement frappées, d’un fini si minutieux et, en même temps, d’une exécution si large, d’un dessin si élégant et si ferme à la fois. Les gens pressés qui dévorent un volume en une heure, en oubliant parfois de couper quelques feuillets, ne découvriront là rien de remarquable ; mais il se produit dans la presse ce qui se produit pour ceux qui, sans fabriquer des joyaux, ont l’habitude d’en voir et d’en manier ; ils reconnaissent immédiatement ce qui est véritablement beau ; les artisans en ce métier ont des éclairs de joie devant les créations des artistes… En ce volume, l’auteur transporte dans des régions absolument dissemblables cette puissance native de reconstituer la vie d’un être disparu, que cet être soit une reine, une servante, un cénobite. Il excelle, comme les réalistes, à rendre éloquents les moindres objets, le paysage, le temps ; mais parmi tous ces accessoires qui ont une indiscutable importance, il met quelqu’un qui se meut dans cette atmosphère, une créature animée à laquelle se rapportent tous ces témoins inanimés. Il est encore une fois presque impossible de donner l’idée de la valeur littéraire de ces Trois Contes. On n’y trouve point à louer un détail particulier, bien au contraire ; l’auteur s’est gardé soigneusement contre tout ce qui pouvait étonner, c’est-à-dire détonner ; et c’est à supprimer, très certainement, qu’il a le plus travaillé, afin que tout se fondît dans un ensemble harmonieux. Il faut s’arrêter longuement devant son œuvre, comme on s’arrête devant quelque toile de maître, pour bien comprendre par quelles gradations de nuances insensibles, l’effet parvient à cette intensité. Prenez, par exemple, Un Cœur simple ». C’est l’histoire d’un être qui n’a point d’histoire, d’une servante de province qui est entrée à seize ans dans la maison d’une honnête bourgeoise, qu’elle n’a quittée que pour le cimetière. Les enfants qu’elle voit naître, qu’elle soigne, qu’elle pleure morts, un perroquet auquel elle s’attache, et c’est tout. Soixante années pendant lesquelles deux ou trois trônes se sont écroulés, ont passé sur cette douce créature sans l’agiter davantage que quelque tempête effroyable ne trouble le polype en sa tranquillité profonde. Confiez un tel sujet à beaucoup, même parmi ceux qui savent tenir une plume, et je crois qu’ils n’y verront pas grand-chose. Celui qui a peint si superbement les ardeurs de la passion dans Madame Bovary, s’est surpassé lui-même dans ce tour de force d’attendrir les plus raffinés sur cette existence en quelque sorte rudimentaire. Cet esprit supérieur s’est assimilé les pensées de cette humble campagnarde, il a réfléchi longuement les sensations que les spectacles les plus insignifiants devaient lui procurer. Il n’a pas indiqué une idée qui dépasse cette cervelle bornée… Ce conte nous intéresse prodigieusement, en nous présentant une ménagère coiffée d’un bonnet et tenant un trousseau de clefs. Hérodias est un tour de force dans le sens opposé. Le monde entier est rassemblé dans cette salle de banquet, où une Salomé plus implacable que celle de Regnault et plus fascinante que celle de Gustave Moreau, vient demander la tête de Jean. Voici Rome avec le proconsul Vitellius qui se gorge de viandes, avec Aulus, l’éphèbe cher au Tibère de Caprée, qui vomit entre une terrine de Comagène et un plat de merles roses ; voici Jérusalem avec le Tétrarque, les Sadducéens, les Pharisiens, les luttes religieuses, les formules hiératiques. Au fond de la citerne, Iaokanann crie ses anathèmes. Une page d’histoire se déroule ainsi devant le lecteur, étourdissante de mouvement, admirablement restituée jusqu’au moindre détail, instructive, terrible, émouvante. Dans cette composition magnifique tout à sa place, sa signification, son importance ; il n’est pas un coup de pinceau qui ne concoure à l’ensemble, qui ne jette une note utile dans le concert. Tout parle dans cet œuvre, ou d’innombrables personnages s’agitent sans confusion ; tout à son rôle, depuis l’umbo du bouclier qui porte l’image de César, jusqu’aux petites pantoufles en duvet de colibri qu’a chaussées la fille d’Hérodias pour danser. En vingt-quatre heures l’univers a défilé devant nous, depuis le moment où Vitellius arrive dans sa grande litière rouge ornée de panaches et de miroirs, jusqu’au moment où, à la lumière vacillante des flambeaux qui s’éteignent dans la salle du festin, Antipas, resté seul, contemple fixement la tête coupée, tandis que des messagers courent vers la Galilée annoncer que les prophéties sont accomplies. Ne supposez point que l’auteur ait cédé à la tentation puérile de décrire, qu’il ait voulu s’abandonner à quelques-unes de ces débauches de couleur auxquelles on se livrait volontiers aux premiers temps du romantisme. C’est l’originalité de ce tableau incomparable, qu’il serait impossible d’y ajouter ou d’y retrancher une phrase ou une épithète sans en détruire l’équilibre. Un tempérament qui s’est dompté lui-même, une imagination qui a appris à se dominer, une langue d’une richesse inouïe, mais aussi d’une simplicité magistrale, tels sont les caractères de ce volume à propos duquel on peut hardiment prononcer le mot de perfection. Le National, 14 mai 1877 De Banville. L’illustre auteur de Salammbô et de La Tentation de Saint Antoine, M. Gustave Flaubert, vient de publier un livre intitulé simplement Trois Contes, mais ces contes sont trois chefs-d’œuvre absolus et parfaits créés avec la puissance d’un poète sur de son art, et dont il ne faut parler qu’avec la respectueuse admiration due au génie. J’ai dit un poète, et ce mot doit être pris dans son sens rigoureux ; car le grand écrivain dont je parle ici a su conquérir une forme essentielle et définitive, où chaque phrase, chaque mot ont leur raison d’être nécessaire et fatale, et à laquelle il est impossible de rien changer, non plus, que dans une ode d’Horace ou dans une fable de La Fontaine. Il possède au plus haut degré l’intuition qui nous révèle les choses que nul n’a vues et entendues ; mais en même temps il à tout étudié, il sait tout, ayant ainsi doublé l’inventeur qui est en lui d’un ouvrier impeccable ; aussi trouve-t-il toujours le mot juste, propre, décisif ; et peut-il tout peindre même les époques et les figures les plus idéales, sans employer jamais le secours d’un verbe inutile ou d’un adjectif parasite. C’est là le dernier mot de l’art et il serait difficile de comprendre comment le pays qui eut le bonheur de produire un tel artiste ne lui décerne pas les plus grands honneurs, si nous ne savions depuis longtemps que telle action n’est pas faite, par l’unique raison qu’elle devait être faite. Il serait puéril de dire que l’auteur de Madame Bovary devrait être à l’Académie ; mais ce qu’on peut affirmer avec raison, c’est que l’Académie devrait être à l’auteur de Madame Bovary. S’il est vrai que dans un élan spontané de justice elle soit allée au-devant d’un de ses membres les plus célèbres, récemment élu, ne devrait-elle pas aller en corps chercher M. Gustave Flaubert, et étendre sous ses pas un tapis de pourpre ? Mais ce sont là ses affaires et non les miennes ; pour moi je me contente de faire comme tout le monde, d’admirer passionnément Un Cœur simple, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier et Hérodias, et de remercier avec la reconnaissance la plus émue et la plus fière, l’homme qui m’a donné une telle joie. Je le sais bien, il est difficile de s’habituer à cette idée que ces grands créateurs sont nos contemporains, qu’on les touche, qu’on leur parle et qu’il faut s’incliner devant leur pensée souveraine, sans avoir la satisfaction de les savoir morts et solidement cloués sous la lame ; mais enfin il faut en prendre son parti, comme de beaucoup d’autres incommodités. Étonnamment variés, car ils parcourent tout le cercle des âges, les Trois Contes qui mettent en scène, l’un une pauvre servante de Pont-l’Évêque, à moitié idiote, l’autre un chasseur qui devient héros, puis saint, et fut enlevé dans le ciel, le troisième, cette Salomé qui tient dans ses mains la tête de Jean-Baptiste et que les poètes adorent à jamais, ne sont pas cependant des contes détachés ; ils sont unis au contraire par un lien étroit, qui est l’exaltation de la charité, de la bonté inconsciente et surnaturelle. La Judée, au temps de Tibère, le monde romain sont évoqués avec une impérieuse et victorieuse magie dans Hérodias ; mais ne sont-ce pas des jeux pour le poète de Salammbô ? Des tableaux éclatants d’une couleur harmonieuse comme des Delacroix, et voluptueusement douloureux, des scènes qui resteront dans la pensée éternellement, comme celle où après avoir vu sa femelle et son faon inexorablement tués par Julien, le cerf, portant encore fichée dans son front la flèche du féroce chasseur, trouve une voix humaine pour le maudire, et comme celle où, après avoir réchauffé sur son sein et sur ses lèvres le lépreux hideux, Julien le voit se transfigurer, égalent ce livre aux plus beaux et aux plus renommés d’entre les poèmes. Mais je ne puis résister au désir d’en transcrire ici quelques lignes Alors le lépreux l’étreignit ; et ses yeux tout à coup prirent une clarté d’étoiles ; ses cheveux s’allongèrent comme les rais du soleil ; le souffle de ses narines avait la douceur des roses ; un nuage d’encens s’éleva du foyer ; les flots chantaient. Cependant une abondance de délices, une joie surhumaine descendait comme une inondation dans l’âme de Julien pâmé, et celui dont les bras le serraient toujours, grandissait, grandissait, touchant de sa tête et de ses pieds les deux murs de la cabane. » Voilà une citation bien courte ; mais qu’importe, puisqu’on lira tout le livre ? Le Gaulois, 4 mai 1877 Fourcaud. … Si je me suis bien fait comprendre, on a vu trois signes caractériser l’écrivain l’exactitude logique, le sens poétique et le goût — excessif quelquefois — de l’archéologie. Et des qualités qui en dérivent, répandues sur son œuvre entier, se rencontrent ensemble et concentrées dans les Trois Contes nouveaux dont il est bruit. Qui connaît Flaubert l’y retrouve entier, et qui ne le connaît pas l’y apprend. Le premier est un petit roman de mœurs Un Cœur simple, l’histoire d’une humble servante à qui rien ne réussit. Jeune, son amoureux l’abandonne ; ses maîtres la battent et la chassent ; plus âgée, un neveu qu’elle aime comme un fils meurt loin d’elle. Elle entre chez une maîtresse dont la fille expire quand elle s’est bien attachée à cette enfant. Un perroquet qu’on lui donne meurt empoisonné. Tout pour elle se change en chagrin, jusqu’à sa mort. Les détails vivants affluent dans cette étude touchante. On y reconnaît l’auteur de Madame Bovary à de certaines touches et à l’exagération après coup de ces touches. Par exemple quand la vieille fille a perdu son perroquet, elle le fait empailler, et, chaque soir, elle ressasse devant lui ses prières. À l’église, elle a vu la colombe mystique de l’Esprit Saint se balancer au-dessus de l’autel ces deux oiseaux lui semblent avoir de vagues ressemblances. Le trait est charmant. Pourquoi M. Flaubert l’affaiblit-il en prêtant à son héroïne des raisonnements comme celui-ci Le Père n’a pu exprimer ses volontés par le moyen d’une colombe ; les colombes ne parlent pas. Il a dû se servir d’un perroquet. » Le perroquet du Saint-Esprit est d’une déduction un peu subtile. Le conte suivant La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, conçu dans la manière des légendes du moyen âge, est de tout point une admirable page. Des messagers de Dieu ont prédit au père de Julien que son fils serait un guerrier ; à sa mère, qu’il serait un grand saint. On lui donne une éducation raffinée ; mais un vieux cerf à longs poils blancs, qu’il tue à la chasse, lui brame ces mots en mourant, avec une voix humaine Maudit, tu tueras tes parents ! » En quelles circonstances mystérieuses cette prédiction terrible s’accomplit, c’est ce qui est développé dans la suite du livre. Si l’on a reconnu dans Un Cœur simple la patte et l’œil de l’observateur réaliste, l’aile et la main du poète seront trouvées ici. Dans Hérodias, au contraire, c’est surtout l’archéologie qui s’affiche. La mort de saint Jean le Précurseur y est savamment et curieusement mise en scène. Les noms orientaux n’y sont pas épargnés, saint Jean-Baptiste y est nommé Iaokanann. Je n’apprécie pas plus qu’il ne faut cette érudition qui s’attaque même aux noms. Je dois dire cependant que l’auteur y a beaucoup moins sacrifié dans ce compte qu’à l’ordinaire, et qu’il a fait effort pour être intelligible à tout le monde. Tel qu’il est, ce volume, d’une lecture sérieuse, est frappé au bon coin de M. Flaubert avec ses qualités et ses défauts. Le style en est superbe, quoique, à mon gré, trop tendu et trop ennemi des répétitions des mots, ce qui l’obscurcit maintes lois. Les grandes images saisissantes y sont prodiguées et les descriptions étincellent d’une vie singulière. Les détails y fourmillent, oiseusement souvent, et coupent court à l’intérêt. L’écrivain, très sobre dans le jeu de sa phrase, est essentiellement prolixe en fait d’explications. Il a le tort de tous les romanciers dits naturalistes, il veut trop dire et trop décrire. Il faut pourtant bien laisser quelque chose à faire à l’imagination du lecteur. La Patrie, 8 mai 1877 G. de Saint-Valry. Réalisme idéal… voilà deux mots dont la réunion a l’air d’une dispute. Rien cependant ne peut mieux rendre, à mon gré, l’impression que laisse le récent volume de M. Flaubert, cette admirable combinaison d’exactitude et de poésie, cette compréhension étonnante du vrai extérieur jointe à une pénétration exquise du sens intime et idéal des choses. Je ne suis pas tenté, on le voit, d’atténuer le plaisir que m’a procuré la lecture de ce petit volume de deux cent cinquante pages. Parmi les productions de l’imagination contemporaine, vouées pour la plupart à un prochain et légitime oubli, celle-ci survivra sur le rayon de choix ou sont rangés Salammbô, Madame Bovary, même La Tentation de Saint Antoine. Mais je ne cherche pas seulement à faire valoir l’unité et la rectitude de cette vie littéraire, je voudrais faire voir aussi comment, dans ce dernier volume, le plus, bref de tous ceux que M. Flaubert a jusqu’ici donnés au public, les idées, le talent, les procédés artistiques de l’écrivain se sont en quelque sorte condensés et résumés dans une synthèse finale. Supposez que par une série de cataclysmes, qui semblent désormais impossibles avec la diffusion illimitée des écrits modernes, l’œuvre de Flaubert disparaisse tout entière, comme il est advenu de celle de quelques écrivains de l’antiquité, et qu’il ne surnage de lui dans l’histoire littéraire des siècles à venir que son nom, quelques fragments d’articles de Sainte-Beuve et ce petit volume, ces Trois Contes. Ces trois cent cinquante pages suffiraient aux critiques futurs pour se former une idée exacte de la portion perdue. On y saisirait à merveille la méthode de ce réalisme idéal, ce don de rendre en quelques traits non seulement la réalité extérieure des personnages, mais la vie intérieure de leur âme, l’association et les contre-coups de leurs sensations. On y retrouverait également l’admirable facilité de paysagiste que possède l’auteur, cette perception de la nature vraie et sentie dont il est doué. Ce n’est pas tout, on y retrouverait encore cette puissance de reconstitution des civilisations ensevelies, cette sorte de divinisation poétique et savante qui a produit Salammbô et La Tentation de Saint Antoine, et dont La Légende de Saint Julien et Hérodias présentent l’élixir, pour ainsi parler, la cristallisation, de même que Un Cœur simple offre un résumé de l’art qui a produit Madame Bovary et L’Éducation sentimentale. Remarquez que le procédé réaliste, qui s’applique avec tant de bonheur à ces étonnants efforts d’imagination qui ont produit les restitutions poétiques de M. Flaubert, ce réalisme, quand il s’emploie à la peinture de la vie moderne, garde de sa cohabitation avec la poésie et l’imagination une saveur, une élévation de sentiment que les derniers venus de l’école — gens de grand talent pourtant — ont l’air de repousser comme une faiblesse. C’est là, je l’ai mainte fois expliqué, mon unique querelle avec eux. Sont-ils persuadés que la platitude, la vulgarité, la laideur sont les seules expressions de la réalité ? Le premier conte de M. Flaubert suffit pour démontrer l’étroitesse de cette théorie ; rien de plus profondément réaliste, si vous entendez par réalisme la peinture fidèle et minutieuse de la vie. Croyez-vous que l’étude des petits, des simples, des humbles soit la matière préférée du réalisme ? Sur ce point encore aucune objection. L’héroïne de M. Flaubert est une pauvre servante attachée et une modeste bourgeoise de Pont-l’Évêque, Mme Aubain, qu’elle sert cinquante ans. Nul incident extraordinaire, aucun événement dramatique dans cette existence uniforme et effacée ; la maîtresse et la servante traversent le monde sans y faire aucun bruit, sans avoir jamais dépassé, même en pensée, le cercle extraordinairement borné des habitudes de la petite ville somnolente ; les années suivent les années, apportant aux deux femmes l’inévitable contingent des chagrins terrestres ; mais les chagrins eux-mêmes sont ordinaires et sans éclat. La vie poursuit son cours monotone, Mme Aubain meurt, Félicité reste dans la maison vide, qui ne trouve pas d’acquéreur ; elle meurt à son tour pendant que la procession de la Fête-Dieu, grand événement annuel dans Pont-l’Évêque, s’arrête au reposoir adossé à la maison et que la bénédiction du curé monte à sa mansarde ouverte. Et puis c’est tout ! Voilà le romanesque de ce simple récit. Avec cela, avec cette donnée d’une si correcte banalité, M. Flaubert a fait un chef-d’œuvre de vie, d’émotion, et j’ajoute d’élévation morale. Non ! certes il n’est pas besoin pour captiver l’intérêt de mettre en scènes des seigneurs et des reines, de faire passer sous nos yeux des tableaux d’un monde éblouissant. J’accepte sans m’en plaindre l’inclination des réalistes pour les humbles et pour les simples, mais pour que l’intérêt s’attache à ces existences absolument intérieures, dans lesquelles le train vulgaire des choses n’apporte aucune variété, il est indispensable que le peintre soit doué d’une pénétration profonde et qu’il démêle avec un tact raffiné la psychologie de ces âmes naïves. C’est là surtout ce qui me semble au niveau des plus grands éloges dans le récit de M. Flaubert ; il explique avec une perspicacité admirable le jeu des pensées et des sentiments de son modèle, il montre de la façon la plus délicate l’association de ses idées, phénomène aussi attrayant, aussi difficile à saisir dans l’âme d’une paysanne que dans le cerveau du philosophe le plus cultivé. Je citerai un seul exemple de cet art consommé ; l’auteur dépeint la naissance et le développement des sentiments religieux dans le cœur simple de Félicité, accompagnant au catéchisme la fille de sa maîtresse Cette même pénétration, dans laquelle se combinent l’exactitude et la poésie, M. Flaubert l’applique à la nature. Est-il possible d’en reproduire avec plus de précision les aspects et en même temps d’en mieux deviner la saveur secrète, la grâce fuyante, l’ondoiement ? Réaliste tant qu’on voudra, mais réaliste de la famille d’Hobema, le peintre, et de Burus, le poète. Je l’avouerai pourtant, il est possible que ces peintures de la nature normande aient pour moi un charme que ne sentiront pas au même degré ceux qui n’ont pas, dès l’enfance, respiré l’air humide de nos campagnes vertes et senti sur leur front la fraîcheur lourde de notre ciel varié ; tous les personnages, tous les aspects de ce conte délicieux, je crois les retrouver ; ce sont des connaissances de première jeunesse. Honnêtes petites villes endormies, dont Pont-l’Évêque est un échantillon, et qui retentissent seulement, dans la semaine, du cliquetis des sabots des bonnes femmes et des petits gars ; correctes veuves tricotant à la fenêtre de maisons immuables ; admirables servantes si dévouées et si bonnes cuisinières ; le progrès moderne, le chemin de fer et le Paris. Les bains de mer ne vous ont pas encore absolument supprimés ; rendez grâce au poète précis qui vient de fixer, avant qu’elles disparaissent sans retour, vos grâces discrètes, vos humbles mérites et vos silencieuses vertus ! Ce que j’ai dit plus haut de la puissance imaginative de M. Flaubert, du don qu’il possède de reconstruire les mondes disparus, s’applique aux deux récits qui complètent le présent volume La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, Hérodias. Au point de vue de l’exécution artistique, la Légende de Saint Julien est certainement une œuvre plus achevée ; mais Hérodias, dans un cadre plus étroit, est une tentative aussi originale que Salammbô. L’auteur s’est proposé en effet de mettre en scène l’épisode de la décollation de saint Jean-Baptiste, en reconstituant cette cour singulière, ce monde composite groupé autour du Tétrarque de Judée, Hérode. Cette phase obscure de l’histoire juive a laissé, s’il se peut, encore moins de renseignements positifs que celle de Carthage. Le tableau de M. Flaubert, dans lequel il a rassemblé les éléments israélites, orientaux et romains s’agitent dans la forteresse du Tétrarque, est une merveille de divination. Il est possible que l’archéologie en soit discutable ; l’animation et le coloris du tableau frapperont néanmoins tous les yeux. Je ne suis pas, tant s’en faut, on s’en aperçoit, un adversaire absolu de la théorie réaliste ; aussi j’espère que cette œuvre, ou tout ce qu’il y a de plus élevé dans la doctrine se trouve mis en œuvre par un talent de premier ordre, rencontrera à meilleur escient, auprès de la masse du public, quelque chose de l’empressement qu’ont excité L’Assommoir et La Fille Élisa. Le XIXe Siècle, 13 juin 1877 Charles Bigot. Il y a longtemps que M. Gustave Flaubert n’avait rien publié. Ce n’est pas un auteur qui se prodigue. En ce temps de littérature facile, c’est presque un phénomène que cet écrivain qui tous les six ou sept ans sort de son repos pour livrer au public un ouvrage longuement médité, exécuté avec patience, porté lentement par son auteur au degré qu’il considère comme la perfection. L’événement n’a pas toujours répondu ni à l’effort dépensé ni à l’espérance générale. Il est d’honnêtes gens qui ne sont parvenus ni à rendre pleine justice à l’érudition pittoresque de Salammbô ni à bien comprendre l’Éducation sentimentale ou La Tentation de Saint Antoine. M. Flaubert a eu cette fois moins hautes ambitions. L’art de la mise en page aidant, il a fait un volume avec trois courtes nouvelles. Il l’a modestement intitulé Trois Contes. Mais ces trois contes feront peut-être plus pour la gloire de l’auteur que n’auraient fait autant de longues œuvres. Encore en est-il un que j’abandonnerais volontiers aux critiques sévères. C’est le récit intitulé Hérodias, et qui retrace la mort de Iaokanann, plus connu des profanes sous le nom de saint Jean-Baptiste. Il y a là trop d’archéologie pour que le lecteur se sente fortement ému ; l’œuvre est étrange plus que vivante et humaine, et ce que j’en préfère, pour ma part, c’est certaine vue de Judée au soleil levant, découverte du haut de la terrasse du palais d’Hérode Antipas, qui est à coup sûr d’un grand paysagiste élève de Decamps. Le reste m’a laissé froid. Mais je ne saurais en revanche dire assez de bien des deux premiers récits du livre intitulés, l’un Un Cœur simple, l’autre La Légende de Saint Julien l’Hospitalier. Mérimée n’a rien fait de plus vigoureux, ni de plus achevé que ces deux récits. M. Flaubert s’est trouvé poète à son insu et presque malgré lui par l’intensité de la vision artistique. On a fait tant d’éloges mérités de la première nouvelle, Un Cœur simple, que je puis bien lui préférer encore, sans faire tort à l’auteur, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier. L’auteur dit qu’il a trouvé cette légende sur les vitraux d’une vieille église de Normandie. Il l’a lue avec bonne foi et simplicité. Ses tableaux sont tellement saisissants, chaque trait est si juste, la fantaisie et le merveilleux se marient si heureusement avec l’observation exacte de la réalité que l’on finit même par oublier ce qu’il y a de trop rigoureusement voulu et dans la composition et dans le style de l’écrivain. Il y a là un tableau de chasse fantastique et un récit de la mort du saint qui comptent parmi les plus belles pages de français écrites depuis de longues années. Le Moniteur, 28 avril 1877. L’orateur M. F. Sarcey du boulevard des Capucines assimile Hérodias à La Tentation de Saint Antoine. Il n’a pas plus compris l’un que l’autre de ces ouvrages ; il n’en distingue pas le but ; il n’en reconnaît pas l’utilité ; il se demande pourquoi ils ont été écrits. En revanche, La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, et surtout Un Cœur simple, ont séduit la critique. La vie extraordinaire de saint Julien l’Hospitalier a été recueillie par l’auteur dans une humble église de village normand, sur un vitrail du temps où on écrivait l’histoire sur le verre. Elle lui a servi de prétexte à une fort belle étude sur l’homme dominé par la passion du sang. M. Flaubert est un maître qu’il faut étudier ; tous les écrivains de l’école qu’il a créée ont bénéficié de sa méthode descriptive, bien différente, quoi qu’on en ait dit, de celle de Balzac. Le grand Balzac sculptait le cadre au milieu duquel l’action devait se dérouler, avant d’avoir fait entrer en scène ses héros. Les romanciers qui ont eu pour maître G. Flaubert présentent au contraire les descriptions des lieux en même temps que les situations se produisent, parfois au cours du dialogue, incidemment, afin que les personnages apparaissent éclairés par la lumière qui convient mieux à leur physionomie et entourés des choses qui contribuent à donner une idée plus puissante de leur caractère. Tous les élèves de M. Flaubert ont en eux l’étoffe d’un peintre. Chacun des livres qu’ils ont écrits est, non pas une immense toile, mais comme une galerie de tableaux de genre que l’on oublie d’autant moins qu’ils sont traversés par un très petit nombre de figures. Le style de M. Flaubert donne aussi à tous les passages descriptifs une vigueur de touche qui ne se trouve dans aucune œuvre antérieure à la publication de Madame Bovary. L’auteur ne se contente pas seulement d’être un peintre, il est aussi un musicien ; la plume a trouvé, par des phrases incidentes, par une ponctuation qui lui est propre, par des adverbes sonores, le secret de rendre le son des voix, le bruit du vent, le galop des chevaux, le timbre des cloches, le cri d’un mourant. N’entend-on pas hurler dans la souffrance ce malheureux pied-bot, opéré par Charles Bovary, à l’auberge du Lion d’or. Revue des Deux Mondes, 15 juin 1877. L’érudition dans le roman Brunetière. Après avoir exposé qu’il n’est pas toujours, dans les lettres ni ailleurs, une si bonne fortune que de débuter bruyamment, avec éclat, fracas, demi-scandale, et qu’il vaudrait mieux pour Flaubert pouvoir inverser la succession chronologique de ses œuvres, partir de La Tentation de Saint Antoine pour arriver à Madame Bovary, en passant par Salammbô, le malheureux essai du Candidat, L’Éducation sentimentale, — parce qu’ainsi chaque effort nouveau de Flaubert eût marqué un nouveau progrès de l’auteur vers la perfection de son genre, — Brunetière, visiblement hostile à Flaubert et à son école, continue dans une vigoureuse attaque Mais la logique ne gouverne pas les hommes comme elle fait les idées… Et voilà pourquoi les trois nouvelles, ou les Trois Contes, que vient de publier M. Flaubert, sont certainement ce qu’il avait encore exécuté de plus faible. Ce n’est pas à la vérité parce que le cadre est plus étroit. Disons seulement qu’il y a quelque surprise dont on se défend mal, à voir un écrivain finir par où les autres commencent, ayant commencé par ou les autres finissent… Il n’eut tenu qu’à l’auteur d’étendre les proportions de ses contes jusqu’au cadre du roman, puisqu’il avait depuis longtemps prouvé qu’il en était capable ; et c’est un talent si rare de nos jours, une ambition si peu commune, de vouloir et de savoir faire court, qu’il faudrait plutôt remercier M. Flaubert, chef d’école, pour l’exemple et la leçon qu’il donne… On retrouvera donc, dans Un Cœur simple, ce même accent d’irritation sourde contre la bêtise humaine et les vertus bourgeoises ; ce même et profond mépris du romancier pour ses personnages et pour l’homme ; cette même dérision, cette même rudesse, et cette même brutalité comique dont les boutades soulèvent parfois un rire plus triste que les larmes — comme, dans Hérodias, on retrouvera cet étalage d’érudition, ce déploiement de magnificence orientale, ces couleurs aveuglantes, ces lourds parfums asiatiques et ces provocations de la chair qui sont, s’il était permis de joindre les deux expressions, la poésie du réalisme. Dans la forme, ai-je besoin de dire que c’est toujours la même habileté d’exécution, trop vantée d’ailleurs ; — le même scrupule, ou plutôt la même religion d’artiste ; mais aussi la même préoccupation de l’effet, trop peu dissimulée ; — la même tension du style, pénible, fatigante, importune, les mêmes procédés obstinément matérialistes… Dans l’école moderne, quand on a pris une fois le parti d’admirer, l’admiration ne se divise pas, et l’on a contracté du même coup l’engagement de trouver tout admirable. Il est donc loisible, il est même éloquent à M. Flaubert d’appeler Vitellius cette fleur des anges de Caprée ». Quels rires cependant, si c’était dans Thomas que l’on découvrît cette étonnante périphrase, et comme on aurait raison ! … Nous retrouvons M. Flaubert, c’est vrai, mais nous le retrouvons tel que nous le connaissions de longue date, et c’est précisément, c’est surtout de quoi nous nous plaignons. Certes, si ces Trois Contes, après tout, ne nous rappelaient qu’une manière d’artiste et des procédés de composition connus, bien loin qu’il y eût la prétexte seulement à critique, au contraire, il y faudrait louer une vigoureuse organisation qui, du premier effort, ayant donné toute sa mesure, persiste résolument dans ses qualités et dans ses défauts, parce que ses défauts eux-mêmes sont une part, — et quelquefois la meilleure part, — de son originalité. Malheureusement ce n’est pas une manière, ce sont des paysages, des scènes entières, des visages connus qu’ils nous rappellent, ces Trois Contes ! Les mêmes dessins sur les mêmes fonds, les mêmes tableaux dans les mêmes cadres ; et ceci c’est la marque d’une invention qui tarit… Revue Bleue, 11 et 18 octobre 1879. Les Romanciers contemporains Jules Lemaître. Sur Un Cœur simple Ce roman, très court, est consolant après les autres, sans toutefois les contredire. Félicité n’est pas plus un être idéal que Mme Bovary. Ce n’est point une héroïne, mais une bête à Bon Dieu. Ses joies, ses chagrins, ses actions, ses rares paroles, sa religion, ses associations d’idées, tout cela est d’une simplicité qui touche et tourne aux humbles devoirs de sa profession, a l’affection désintéressée, au dévouement absolu et machinal… Nulle part la manière de Flaubert n’est plus serrée ; on dirait qu’il craint de verser dans l’émotion. On lui reprochera d’avoir fait la bonté idiote ; on lui dira que c’est rabaisser la vertu d’en faire un produit naturel du tempérament, de la rendre futile et inconsciente. Il répondra qu’on a assez montré, au théâtre et dans le roman, d’héroïnes à falbalas, qui sont des victoires démesurées de la volonté sur la nature… Peut-être aimerais-je mieux que Félicité fût un peu plus intelligente ; mais je ne voudrais pas qu’elle le fût trop, car elle ne pourrait plus avec vraisemblance être aussi merveilleusement bonne ; elle saurait qu’elle l’est, et ce ne serait plus la même chose. Sur Hérodias Hérodias est dans les mêmes teintes l’expression est exacte que Salammbô… Mais ici un effort excessif se fait sentir dans cette brièveté ; les personnages et les actions ne sont pas assez expliqués ; il y a trop de laconisme dans ce papillotage asiatique, et cela ne peut plaire qu’aux fidèles de M. Flaubert, à ceux qui l’aiment, même et surtout dans l’outrance de ses partis pris. Hérodias est à peu près à Salammbô ce qu’Un Cœur simple est à Madame Bovary. Sur La Légende de Saint Julien l’Hospitalier La Légende de Saint Julien est un bijou gothique d’une rare perfection… Chaque page évoque l’idée d’un vitrail ou d’une enluminure de missel. Ceci est du moyen âge cuit patiemment avec une lampe d’émailleur, non barbouillé avec fougue, comme on faisait vers 1830… Je la trouve vraie cette légende en ce que Julien, parricide et saint, avec son amour du sang et son amour de Dieu, symbolise à merveille le moyen âge, violent et mystique.
6 mai 2020 - La prière est la respiration de la foi »Le pape François a entamé un nouveau cycle de catéchèses portant sur la prière. La prière est la respiration de la foi, c’est son mode d’expression intrinsèque. Tel un cri qui sort du cœur de celui qui croit et qui s’en remet à Dieu », a-t-il souligné en ouverture de sa méditation centrée sur l’histoire de Bartimée, mendiant aveugle de la ville de Jéricho. ► Lire la suite13 mai 2020 - La prière du chrétien entre en relation avec un Dieu au visage tendre »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière, cycle entamé la semaine précédente. La prière appartient à tous aux hommes de toutes religions, mais aussi sans doute à ceux qui n’en professent aucune », a-t-il souligné en premier lieu. Elle naît dans l’intimité de chacun de nous. Ce qui prie en nous ce n’est pas quelque chose de périphérique… » ►Lire la suite20 mai 2020 - La prière illumine l’âme, le cœur et le visage »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Partant du livre de la Genèse, il a médité sur le mystère de la création dont la beauté et la bonté font naître dans le cœur de l’homme la première raison de prier ». Celui qui prie contemple autour de lui le mystère de l’existence », a notamment souligné le pape François. ► Lire la suite27 mai 2020 - La prière est la digue, le refuge de l’homme face à la vague du mal »Le pape François a abordé le quatrième volet de sa catéchèse sur la prière. Cette semaine, le Saint-Père a invité à méditer sur la prière des justes. Nous sommes confrontés à la présence du mal », a-t-il lancé, en s’appuyant sur le Livre de la Genèse Adam et Ève cf. Gn 3, 1-7 doutent des bonnes intentions de Dieu … Leur cœur, cédant à la tentation du malin, est pris d’un délire de toute puissance… » ► Lire la suite3 juin 2020 - Apprenons d’Abraham à prier, écouter et dialoguer avec Dieu »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Il s’est arrêté sur la figure du patriarche Abraham qui par son départ, en écoutant la voix de Dieu et en se fiant à sa parole, a permis la naissance d’une nouvelle façon de concevoir la relation avec Dieu ». Pour le pape François, on peut dire que dans la vie d’Abraham, la foi devient histoire ». ► Lire la suite10 juin 2020 - Lutter avec Dieu est une métaphore de la prière »Le pape François a poursuivi sa méditation sur la prière entamée depuis plusieurs semaines. Il s’est arrêté sur l’histoire de Jacob, célèbre pour avoir ravi le droit d’aînesse à son frère par ruse mais aussi, et surtout, par son combat avec l’ange du Seigneur cf. Gn 32, 23-33. Lutter avec Dieu, c’est une métaphore de la prière », a souligné le pape François. ► Lire la suite17 juin 2020 - Par son intercession, Moïse est un modèle de “pont” entre Dieu et son peuple »Le pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur la prière. Pour cette 7e étape, il s’est arrêté sur la prière d’intercession de Moïse, prière qui a permis de construire un pont entre Dieu et son peuple. Au cours de notre parcours, a tout d’abord souligné le pape François, nous nous rendons compte que Dieu n’a jamais aimé avoir à faire avec des personnes qui ont la “prière facile” ». Ainsi de Moïse qui ne sera pas un interlocuteur “sans relief” ». Jamais il ne renie Dieu, mais ne renie pas son peuple non plus », a-t-il constaté. ► Lire la suite24 juin 2020 - La prière est la voix qui ne s’éteint jamais »Le pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur le thème de la prière. Il s’est arrêté sur celle du roi David, figure de l’Ancien Testament qui occupe une place centrale dans l’histoire du peuple de Dieu et de notre foi ». Les deux principales caractéristiques de la vocation de David, a tout d’abord souligné le pape François, sont celles d’être un berger il a un rêve celui d’être un bon pasteur », Jésus aussi se définit comme “le bon pasteur” » et d’avoir une âme de poète il est une personne sensible, qui aime la musique et le chant. La cithare l’accompagne toujours… » ► Lire la suite7 octobre 2020 - Les croyants agissent dans le monde après s’être tus et avoir prié »Le pape François a repris sa série de catéchèses sur la prière. Pour cette nouvelle méditation, il s’est intéressé à la figure du prophète Élie, personnage passionnant de l’Écriture, qui apparaît aux côtés de Jésus, avec Moïse, au moment de la Transfiguration ». L’Écriture nous présente Élie comme un homme à la foi pure dans son nom même, qui pourrait signifier “Yahvé est Dieu”, est contenu le secret de sa mission », a expliqué le pape François. Il en sera ainsi tout au long de sa vie homme intègre, incapable de compromis mesquins. » ► Lire la suite14 octobre 2020 - Pour bien prier, nous devons prier tels que nous sommes, sans artifice »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses consacré à la prière. Il s’est arrêté sur le livre biblique des Psaumes, un recueil qui, pour lui, est devenu la patrie, le terrain d’exercice et la maison d’innombrables personnes qui prient ». Dans ce livre, a-t-il souligné, nous ne rencontrons pas de personnes éthérées, de personnes abstraites, de gens qui confondent la prière avec une expérience esthétique ou aliénante ». Pour le pape François, en effet, pour prier les psaumes il suffit d’être ce que nous sommes ».► Lire la suite21 octobre 2020 - La prière n’est pas un calmant pour atténuer l’anxiété de la vie »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière. Dans cette deuxième partie de sa méditation concernant les psaumes, il a tout d’abord précisé que le psautier présente la prière comme la réalité fondamentale de la vie ». En effet, la référence à l’absolu et au transcendant … est ce qui nous rend pleinement humains », a souligné le pape François, affirmant que la prière est le salut de l’être humain ». ► Lire la suite28 octobre 2020 - Jésus nous a offert sa propre prière, qui est son dialogue d’amour avec le Père »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Après avoir parcouru l’Ancien Testament, il a consacré aujourd’hui sa catéchèse à Jésus. Le pape François a rappelé que le début de sa mission publique a lieu avec le baptême dans le fleuve Jourdain ». Il a souligné que le premier acte public de Jésus est par conséquent celui de participer à une prière chorale du peuple qui va se faire baptiser » … ► Lire la suite4 novembre 2020 - Quand Jésus prie, il nous apprend déjà à prier »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Au cours de sa méditation, il a notamment rappelé que la prière est le gouvernail qui guide la routede Jésus ». Les étapes de sa mission ne dépendant ni du succès » ni d’un quelconque consensus », a-t-il précisé, suivant plutôt une voie moins commode qui obéit à l’inspiration du Père, que Jésus écoute et accueille… » ► Lire la suite11 novembre 2020 - Dans les nuits de la foi, celui qui prie n’est jamais seul »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Il a notamment rappelé combien il est nécessaire d’aborder la question de l’oraison du chrétien et a insisté, en s’inspirant de trois paraboles de l’Évangile de Luc, sur l’importance d’une prière continue et persévérante », tenace », courageuse » et humble ». L’enseignement de l’Évangile est clair, a souligné le pape François, il faut toujours prier, même quand tout semble vain, que Dieu nous paraît sourd et muet… » ► Lire la suite18 novembre 2020 - La prière sait apaiser l’inquiétude, la transformer en disponibilité »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Il s’est longuement arrêté sur la femme de prière qu’est la Vierge Marie. À son exemple, il a invité à se mettre dans une attitude de disponibilité, avec un cœur ouvert à la volonté de Dieu. Marie ne dirige pas sa vie de façon autonome, a-t-il ainsi expliqué, elle attend que Dieu prenne les rênes et la guide où il veut. »… ► Lire la suite25 novembre 2020 - C’est Dieu qui fait l’Église pas le bruit produit par nos actes »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière, méditant tout particulièrement à partir des premiers pas de l’Église dans le monde », premiers pas rythmés par la prière ». L’image de la communauté primitive de Jérusalem est un point de référence pour toute autre expérience chrétienne », a-t-il notamment souligné… ► Lire la suite2 décembre 2020 - Nous devons bénir tout le monde, bénir Dieu et bénir nos frères »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Il a porté son attention sur la bénédiction, une des dimensions essentielles de la prière », bénédiction qui, a-t-il expliqué, est présente dès les premières pages de la Bible le récit de la Création dans la Genèse. Dieu bénit, a ainsi souligné le pape François, mais les hommes aussi bénissent, et très vite on découvre que la bénédiction possède une force spéciale… ► Lire la suite9 décembre 2020 - Être en attente, c’est cela la prière ! »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, rappelant son côté profondément humain ». Une prière qui est à l’unisson de toute la création et qui ne reste jamais inaudible aux oreilles du Seigneur, a-t-il indiqué, en soulignant qu’en nous résonnent les multiples gémissements de la création ceux des arbres, des pierres, des animaux… » ► Lire la suite16 décembre 2020 - Ce qui importe dans la prière, c’est l’homme »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière en méditant sur la prière d’intercession. Cette invitation à prier pour tous et pour chacun, comme si le priant était une “antenne” de Dieu dans le monde ». Pour le pape François, en effet, celui qui prie ne peut tourner le dos à notre monde, ou alors sa prière devient décorative », superficielle », théâtrale », et narcissique »… ► Lire la suite30 décembre 2020 - Quand on rend grâce, on exprime la certitude d’être aimé »Le pape François a choisi, pour sa dernière audience générale de l’année, de s’arrêter sur la prière de remerciement, en poursuivant son cycle de catéchèses sur la prière. Il a constaté que la prière d’action de grâce commence toujours par reconnaître qu’on est précédé par la grâce ». Il a souligné que nous avons été pensés avant d’apprendre à penser ; nous avons été aimés avant d’apprendre à aimer ; nous avons été désirés avant que dans notre cœur ne naisse un désir ». ► Lire la suite13 janvier 2021 - Louer c’est comme respirer de l’air pur »Pour sa première audience générale de l’année, le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière, abordant la prière de louange. Prenant appui sur un passage critique de la vie de Jésus rapporté par Matthieu, il s’est interrogé Pourquoi, en pleine crise, en pleine obscurité, Jésus bénit-il le Père, le loue-t-il ? ► Lire la suite20 janvier 2021 - L’unité ne peut être que le fruit de la prière »Le pape François a choisi pour thème de sa catéchèse la prière pour l’unité des chrétiens » alors que la semaine du 18 au 25 janvier lui est spécialement consacrée. Une unité qui est avant tout un don, a-t-il estimé, une grâce à demander par la prière ». À l’imitation de celle que Jésus adresse au Père lors de la Cène afin que tous soient un ». ► Lire la suite27 janvier 2021 - Nous lisons les Écritures pour que celles-ci “nous lisent” »Toujours diffusé depuis la bibliothèque du palais apostolique, le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. À la suite du dimanche de la Parole de Dieu, il a médité sur le thème de la prière avec les Saintes Écritures ». Les paroles de l’Écriture Sainte n’ont pas été écrites pour rester emprisonnées sur le papyrus, le parchemin ou le papier, a ainsi déclaré le pape François, mais pour être accueillies par une personne qui prie, en les faisant germer dans son cœur » ► Lire la suite3 février 2021 - L’harmonie créée par Dieu nous appelle à être en communion »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière. Il a souligné que le coronavirus n’est pas la seule maladie à combattre, car la pandémie a mis en lumière des pathologies plus larges », en pointant la vision déformée de la personne, un regard qui ignore sa dignité et sa dimension relationnelle », posture qui est à l’origine d’une culture du rebut, individualiste et agressive, qui transforme l’être humain en un bien de consommation ». Nous savons que Dieu regarde l’homme et la femme d’une tout autre manière », a déclaré le pape François, ► Lire la suite3 mars 2021 Nous sommes la finalité d’un amour qui n’a pas d’égal sur la terre »Le pape François, poursuivant son cycle de catéchèses sur la prière, a prononcé sa première méditation une autre est prévue la prochaine semaine sur le comment, grâce à Jésus-Christ, la prière nous ouvre à la Trinité – Père, Fils et Saint Esprit –, à l’immense étendue d’Amour qu’est Dieu ». C’est Jésus qui nous a ouvert le Ciel et projetés dans notre relation avec Dieu. » Nous ne savions vraiment pas comment on pouvait prier, a affirmé le pape François, ► Lire la suite17 mars 2021 N’oublions pas, l’Esprit est présent en nous »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière. Une prière examinée, cette fois, en relation avec la Très Sainte Trinité et en particulier avec le Saint-Esprit ». Le premier don que reçoit chaque existence chrétienne, c’est le Saint-Esprit », a tout d’abord affirmé le pape François. Un don considéré comme le » don fondamental. ► Lire la suite24 mars 2021 Marie est totalement tournée vers Jésus »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière. À la veille de la solennité de l’Annonciation, il s’est arrêté sur la figure de Marie qui, dans la vie et donc aussi dans la prière du chrétien », occupe une place privilégiée parce qu’elle est la mère de Jésus ». ► Lire la suite7 avril 2021 Les saints sont toujours là, non loin de nous, et prient avec nous »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, méditant sur le lien entre celle-ci et la communion des saints. Même si nous n’y pensons pas, nous sommes plongés dans un fleuve majestueux d’invocations qui nous précèdent et qui se poursuivent après nous », a-t-il ainsi souligné. Dans les prières de la Bible, a notamment expliqué le pape François, nous trouvons la trace d’histoires anciennes, de libérations prodigieuses… » ► Lire la suite14 avril 2021 La lampe de la foi sera toujours allumée sur la terre, tant qu’il y aura l’huile de la prière »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, en insistant sur la nécessité de prier car le souffle de la foi c’est la prière plus nous apprenons à prier, plus nous grandissons dans la foi ». Une certitude que nous constatons après avoir franchi certaines étapes de notre vie quand nous nous apercevons que sans la foi nous n’aurions pas pu y arriver et que la prière a été notre force ». ► Lire la suite21 avril 2021 La prière vocale est comme une ancre on s’agrippe à sa corde pour être fidèle »Le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la prière, abordant le thème de la prière vocale. La prière est un dialogue avec Dieu », a-t-il ainsi estimé, et toute créature, d’une certaine manière, “dialogue” » avec lui. Chez l’être humain, la prière devient parole, invocation, chant, poésie… » ► Lire la suite28 avril 2021 Pour le chrétien, la méditation entre par la porte de Jésus-Christ »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière par une réflexion sur sa forme méditative. Une pratique de la méditation qui bénéficie, depuis des années, d’une très grande attention », a-t-il constaté. Pas seulement de la part des chrétiens, il existe une pratique méditative dans presque toutes les religions du monde » ► Lire la suite5 mai 2021 Être contemplatif ne dépend pas des yeux, mais du cœur »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, abordant la prière de contemplation. La dimension contemplative de l’être humain – qui n’est pas encore la prière contemplative – est un peu comme le “sel” de la vie », a-t-il avant tout souligné, elle donne de la saveur, du goût à nos journées ». ► Lire la suite12 mai 20201 La prière apporte la paix “mais à travers un combat intérieur” »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, abordant le thème du combat intérieur. La prière chrétienne ce n’est pas du gâteau », a-t-il ainsi souligné. Et, aucun de ceux qui prient et que nous rencontrons dans la Bible et dans l’histoire de l’Église n’ont eu une prière “facile” » Si, pour le pape François, la prière nous donne une grande paix », c’est à travers un combat intérieur, quelquefois difficile… ». ► Lire la suite19 mai 2021 On ne peut prier, ni être consolé avec un cœur gris ! »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière par une méditation concernant les difficultés très communes que nous rencontrons » dans l’acte de prier. Des difficultés qu’il est nécessaire d’identifier afin de les dépasser. En se référant au Catéchisme de l’Église catholique, le pape François a ainsi abordé trois problèmes que tout un chacun peut rencontrer dans la prière la distraction, la sécheresse et l’acédie. ► Lire la suite26 mai 2021 La prière n’est pas une baguette magique »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière, abordant la délicate question du silence de Dieu. Nous avons tous fait cette expérience nous avons prié, prié pour la guérison d’un ami, d’un père, d’une mère et puis ils sont partis, Dieu ne nous a pas exaucés », a-t-il ainsi constaté. Pour le pape François, le Catéchisme de l’Église nous met en garde contre le risque de ne pas vivre une expérience de foi authentique, mais de transformer la relation avec Dieu en quelque chose de magique ». ► Lire la suite2 juin 2021 En ce moment, en cet instant, Jésus prie pour nous »Le pape François a poursuivi sa catéchèse sur la prière en abordant la prière de Jésus en faveur de ses disciples. S’inspirant à plusieurs reprises de l’Évangile de Luc - la prière sur la montagne avant le choix des Douze 6, 12-13 ; la prière pour Simon Pierre lors de la Cène 22, 31-32 ; la prière précédent la question aux disciples Pour vous, qui suis-je ? » 9, 18-21 ou la prière lors de la Transfiguration 9, 28-31 - il a souligné que la prière en faveur de ses amis revient sans cesse dans la vie de Jésus ». ► Lire la suite9 juin 2021 La prière est le souffle de la vie, le souffle de tout »Le pape François a poursuivi ses catéchèses sur la prière, s’arrêtant cette fois-ci sur sa persévérance dans la vie quotidienne. Persévérer dans la prière, étant une invitation », même un commandement » venant des Saintes Écritures, a-t-il souligné. Prenant comme référence l’itinéraire spirituel du Pèlerin Russe - qui débute par l’influence d’un verset de saint Paul Priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance » 1Th 5, 17-18 pour aboutir à la découverte de la prière du cœur Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ! » ► Lire la suite16 juin 2021 La prière de Jésus est intense, la prière de Jésus est unique »Le pape François a prononcé son ultime catéchèse sur la prière la 38e. Au cours de toutes ces méditations, nous avons souvent rappelé … que la prière est une des caractéristiques les plus évidentes de la vie de Jésus », a-t-il souligné en premier lieu. Jésus priait et il priait beaucoup », il s’est abandonné dans la prière car le dialogue avec son Père est le cœur lumineux de toute son existence ».► Lire la suite
catéchisme en images maison de la bonne presse